Articles

Image
  Normal people : la face cachée de la série   Le style froid et quelque peu désincarné de Sally Rooney n’a pas découragé les anglophones qui ont massivement lu et aimé Normal people. En sortant de la série, si chaudement picturale, on n’est pourtant pas déçu, et on découvre avec un pincement au cœur la silhouette littéraire de nos héros de cinéma, les origines du drame, pour ainsi dire. Rien ne sert de comparer les deux. L’image de la série est hors catégorie, à rapprocher des grands tableaux classiques, modernisée par la musique, magnifiée par les acteurs. Sally Rooney n’y est pour rien, du moins de ce point de vue, puisqu’elle a quand même écrit la moitié des dialogues filmés. Dans le livre, l’histoire s’échappe constamment. Les scènes s’interpénètrent comme dans un milieu marin. En quelque sorte on commence par la fin et on remonte le courant, jusqu’au début. Ce n’est pas nouveau mais parfaitement maîtrisé. Il lui a dit qu’il voulait rencontrer d’autres filles et elle...

Le jardin de l'éditeur (L'amourier, 2005)

  https://www.amourier.fr/livre/le-jardin-de-lediteur/

Jours de rumeur / Jacques Bloy (Tarabuste, 1998)

https://www.decitre.fr/livres/jours-de-rumeur-9782908138757.html .

Dans un berceau de terre / Jacques Bloy (L'amourier, 2003)

https://www.amourier.fr/livre/dans-un-berceau-de-terre/

Normal people

Image
Normal people comme œuvre d’art   Attention, cet article spoile la série Normal people. A ne lire qui si vous avez vu la série.   Longtemps après l’avoir vu on reste marqué par Normal people et on se demande pourquoi. Pourquoi tant d’engouement pour une bluette au nom étrange, au thème éculé mis en scène pour la énième fois. J’ai regardé la série à reculons car le thème, justement, ne m’intéressait pas : les amours de Connell et Marianne sur une durée de quatre ou cinq ans, du lycée à la fac. Je ne l’aurais pas regardée sans certains commentaires enthousiastes du Net. Je n’ai pas tout compris d’emblée, l’importance du Debs, par exemple, ou la fragilité du lien pourtant passionnel unissant les deux héros. Mais leur histoire a commencé, et la mienne avec eux. J’aimais le rythme des épisodes, parfois rapide, parfois contemplatif, le cadrage qui prenait les visages en photo, les observant de près dans l’émission du moindre signe, l’image digne du grand cinéma, l’a...